Recul en vue en Europe pour attaquer une semaine à risque – 12/12/2022 à 09:10

Les traders travaillent dans la salle des marchés IG Index à Londres

Les traders travaillent dans la salle des marchés IG Index à Londres

PARIS (Reuters) – Les principaux marchés boursiers européens devraient être en baisse pour la première séance de la semaine lundi, avec des multiples inconnus, dominés par les décisions de politique monétaire des principales banques centrales mondiales.

Les contrats à terme sur indices suggèrent une baisse de 0,48% du CAC 40 à Paris, de 0,51% du Dax à Francfort, de 0,25% du FTSE 100 à Londres et de 0,56% de l’EuroStoxx 50.

La place parisienne a perdu 0,96% la semaine dernière, sa première performance hebdomadaire négative après neuf semaines consécutives de reprise.

Si l’agenda économique du jour n’est pas trop chargé, le reste de la semaine s’annonce bien plus animé avec les chiffres des prix à la consommation américains mardi, les décisions de la Fed mercredi et celles de la Banque centrale européenne jeudi. BCE) et la Banque d’Angleterre avant la publication vendredi des premiers résultats des enquêtes PMI sur l’activité du secteur privé.

Du côté de la Fed, les investisseurs sont toujours très favorables à une hausse des taux plafonnée à 50 points de base, après quatre hausses consécutives de 75 points de base, étant donné que l’inflation a ralenti à 6,1 % annuellement en novembre. Mais ils attendent aussi de nouvelles prévisions des dirigeants de l’institution et un discours de son président, Jerome Powell, sur les perspectives d’évolution des taux en 2023.

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Un prix à la production (PPI) plus élevé que prévu vendredi a ravivé les doutes chez certains, une déception quelque peu tempérée par les premiers résultats d’une enquête de l’Université du Michigan sur le sentiment des ménages américains.

Dimanche, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a estimé que l’inflation devrait nettement ralentir en 2023.

La BCE et la Banque mondiale devraient également opter pour une hausse des taux d’un demi-point, mais encore une fois, en l’absence de signes clairs de ralentissement de l’inflation, les marchés surveilleront les perspectives pour les prochains mois.

Les décisions de politique monétaire en Suisse et en Norvège seront également alimentées jeudi.

Dans l’immédiat, les marchés continuent de surveiller l’évolution de l’épidémie de COVID-19 en Chine, où l’assouplissement des restrictions fait craindre une augmentation du nombre de contaminations.

Sur WALL STREET

La Bourse de New York a terminé en baisse vendredi, pénalisée par des lectures PPI plus élevées que prévu.

Le Dow Jones a chuté de -0,9% ou 305,02 points à 33 476,46, le Standard & Poor’s 500 a perdu 29,42 points (-0,74%) à 3 934,09, et le Nasdaq Composite a baissé de 77,39 points (-0,70%).

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L’inflation et les problèmes de politique monétaire ont été aggravés par la chute de près de 13 % de Lululemon Athletica après que les prévisions aient manqué les attentes et que les prix du pétrole aient continué de baisser.

Pour l’ensemble de la semaine, le Dow a perdu 2,78%, le S&P 500 a perdu 3,38% et le Nasdaq a perdu 3,99%.

Les contrats à terme sur indices permettent une ouverture légèrement inférieure pour le moment.

EN ASIE

Le Nikkei de Tokyo a chuté de 0,21% après que l’incertitude sur la politique monétaire américaine a incité les investisseurs à se méfier de la hausse des actions, moteurs des gains de la semaine dernière, comme Uniqlo (-0,31%) ou Tokyo Electron. -0,98 %).

En Chine, le Shanghai SSE Composite a chuté de 0,87 % et le CSI 300 de 1,12 %, l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 ayant redonné aux investisseurs l’avantage sur l’assouplissement de la politique de santé de Pékin.

CHANGEMENTS

Le dollar s’est apprécié face aux autres principales devises (+0,28%), en raison des chiffres des prix à la production américains et de la prudence requise jusqu’aux échéances dans les prochains jours.

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Ainsi, l’euro est revenu à 1,0516 dollar (-0,13%).

Le yuan, qui a atteint un plus haut de trois mois contre le dollar la semaine dernière, a également chuté à 6,976.

La livre, pour sa part, a réduit ses pertes face au dollar et à l’euro en réaction à l’annonce d’une hausse estimée à 0,5 % du produit intérieur brut (PIB) en octobre, légèrement meilleure que « prévu ».

ASSESSEUR

Les rendements du Trésor américain ont peu changé après la hausse du commerce asiatique vendredi en réponse aux données sur les prix à la production.

Le dix ans est affiché à 3,5598 % et le deux ans à 4,3419 %.

PÉTROLE

Après être tombé la semaine dernière à son plus bas niveau en près d’un an, le marché pétrolier est soutenu par des interrogations sur le moment du redémarrage de l’oléoduc américain Keystone, qui a été fermé après une importante marée noire.

Le Brent a augmenté de 0,55 % à 76,52 $ le baril et le pétrole léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,82 % à 71,60 $.

IL N’Y A AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE DE BASE DANS LE CALENDRIER DU 12 DÉCEMBRE.

(Écrit par Marc Angrand; Montage par Mathieu Protard et Kate Entringer)

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