Pyrénées-Orientales : quelle riposte face à la multiplication des cyberattaques dans les entreprises ?

Combien d’entreprises ont été victimes de cyberattaques dans le département en 2022 ? C’est difficile à dire. Un tel événement n’est bon ni pour l’image, ni pour l’activité des structures qui le financent. Mais une chose est sûre, les incidents se multiplient, et selon les calculs en coulisses de l’économie locale, au moins dix entreprises ont été touchées par P.-O au cours des douze derniers mois.

C’est en 2019 que le premier rapport d’envergure a tiré la sonnette d’alarme. Le Centre de Radiologie Radiopôle, proche de la Clinique Médipôle de Cabestan, a confirmé l’attaque officielle. Les fichiers informatiques ont été « piratés » et avec eux les données des patients « piratées » par un réseau criminel dont le métier est de crypter les données de l’entreprise, paralysant son fonctionnement. Et menaçant de publier toutes les informations dont il dispose sur le réseau. Un retour à la normale ne peut être attendu qu’une fois que la société aura payé la rançon exigée par les petits génies d’Internet qui ont transformé les cyberattaques en un marché lucratif pour toutes sortes d’organisations criminelles.

Et si l’entreprise ne paie pas, les données sont publiées en ligne quoi qu’il arrive. Des dossiers médicaux des patients aux dossiers des clients, tout y est. Le Dark Web ne manque pas de ces informations volées. Si dans le cas de la création de Radiopole, le double système de sécurisation des données patients avec la clinique Médipole a permis d’éviter les fuites d’informations, tout le monde ne bénéficie pas encore de la meilleure protection contre ce fléau des cyberattaques. Car le sujet n’est plus la fiction.

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Des dizaines d’entreprises touchées depuis 2019 par P.O.

Pendant ce temps, de nombreuses autres entreprises du département ont eu le malheur d’ouvrir le mauvais e-mail. Avec de sérieux problèmes. “Plusieurs dizaines à partir de 2019”., estime Bernard Fourcade, président de l’Agence de développement économique de Perpignan Métropole. Le dernier cas connu dans le secteur concerne l’enseigne du métro Saint-Charles. Le géant de la distribution spécialisée dans la restauration fait face à un assaut majeur. D’autres entreprises ont également été victimes de “ransomwares”, comme on appelle aussi ces cyberattaques d’entreprise. Les viticulteurs catalans, par exemple, ont été ciblés. « Et les attractions n’ont pas nécessairement des entreprises solides. Les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs peuvent désormais supporter le poids des cyberattaques. Le problème est réel, il touche plusieurs entreprises du département chaque année, et il est donc important de s’armer. face à cette nouvelle menace, pour mieux accompagner les entreprises dans les solutions qu’elles doivent trouver pour éviter les attaques et les solutions qu’elles doivent mettre en œuvre lorsqu’elles sont touchées.dit Bernard Fourcade.

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Face à un enjeu devenu si important qu’il est encore tabou, la meilleure défense est l’attaque. « Dès le premier trimestre 2023, nous allons organiser des séminaires d’information avec les entreprises locales sous forme de webinaires de prévention et de sensibilisation. Nous voulons aussi être acteur de cette cyberdéfense car avec l’école Imerir de Perpignan nous formons aussi des experts. dans le domaine de la cybersécurité, et donc il y a aussi l’espoir de trouver des solutions avec notre savoir-faire local.”, poursuit Laurent Gause, président de la CCI des P.-O. Futurs ingénieurs en cybersécurité diplômés de Perpignan qui ne devraient pas trop galérer pour trouver un emploi.

Des “fraudes présidentielles” apparaissent dans PO.

Plusieurs signalements ont été confirmés dans le département. Et c’est une excellente nouvelle, comme le confirme le président de l’ADE (Agenda pour le développement économique), Bernard Fourcade : “Il y a eu plusieurs cas de fraude contre le président ces derniers mois, et ces actions s’ajoutent aux demandes de rançon que nous avons connues jusqu’à présent.”, il explique. Oui, la « rançon » est maintenant plus ou moins entrée dans le vocabulaire des chefs d’entreprise. Surtout lorsqu’ils sont victimes du cryptage complet de leurs données et de leurs serveurs jusqu’à ce qu’ils paient la rançon.

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Mais il faut maintenant aussi faire attention à l’arnaque du PDG, qui consiste pour le fraudeur à contacter l’entreprise cible en se faisant passer pour le PDG de la société mère ou du groupe. Le contact se fait par e-mail ou par téléphone. Après plusieurs échanges pour établir la confiance, le fraudeur demande un virement international non programmé, urgent et secret. L’entreprise demandée effectue le dépôt dès réception des références de compte étranger.

Des fraudes qui augmentent donc dans les B.-O., surtout ces derniers mois, mais qui risquent d’être plus fréquentes pendant les fêtes, profitant ainsi de l’absence de responsables “comptes clients” ou “comptables” plus expérimentés dans ce domaine champ : ce type de fraude.

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