[Opinion] L’incroyable progrès économique du Québec

Il est de notre responsabilité en tant qu’enseignants de donner le meilleur de nous-mêmes pour faire avancer la science, mais aussi de la partager avec nos élèves et nos concitoyens. Car, comme l’a répété Albert Einstein, la science n’existe pas et ne peut vraiment aider que si elle est clairement expliquée au plus grand nombre. La culture scientifique qui doit se répandre est celle qui déclare haut et fort qu’il y a des affirmations qui sont vraies et d’autres qui sont fausses, que la vérité n’est pas ce qui nous fait nous sentir bien dans notre peau, mais ce qui existe réellement en dehors et indépendamment de nous. de nous, que cela nous plaise ou non.

Le problème avec les idées fausses, c’est qu’elles sont comme des cafards dans les toilettes. peu importe à quel point vous “tirez sur la chaîne”, ils reviennent toujours. Nous ne finirons jamais le combat contre eux.

Je veux profiter de ce moment pour vous donner un exemple de résumé de la vérité scientifique que nous avons apprise sur l’évolution de l’économie québécoise au cours des 60 dernières années.

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Cette vérité, c’est que le Québec a fait des progrès incroyables depuis 1960. À l’époque, la majorité canadienne-française formait une société pauvre, analphabète, sophistiquée et docile. Son salaire moyen était de 52 % de celui des Québécois britanniques. Pire moyenne en Amérique du Nord. Que s’est-il passé ensuite ? D’abord, nos vieux parents nous ont envoyés à l’école. Aujourd’hui, 80 % de nos jeunes adultes ont un diplôme d’études postsecondaires, soit professionnelles, collégiales ou universitaires, comparativement à 75 % au Canada.

Deuxièmement, nos dirigeants politiques, économiques et syndicaux ont réussi à instaurer une paix sociale stable depuis 35 ans après les graves conflits qui ont secoué notre société en 1970-1985.

Troisièmement, René Lévesque et Robert Bourassa ont ouvert l’économie québécoise au libre-échange lorsqu’ils ont réalisé que la seule façon de remporter des médailles d’or en économie et en sport était de rivaliser avec les meilleurs au monde. Il y a eu des coûts de transition, bien sûr, mais la concurrence étrangère a renforcé notre résilience économique et nous a enrichis.

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Quatrièmement, Pauline Marois a initié une politique familiale innovatrice sur les services d’éducation à l’enfance qui aide à concilier travail et famille que le reste du Canada veut maintenant imiter et que beaucoup d’Américains envient. Cette politique a fait du taux de militantisme féminin au Québec l’un des plus élevés au monde.

Cinquièmement, au lieu de céder au néoconservatisme dominant, le Québec a créé une sorte d’État providence 2.0 qui a ramené notre taux de pauvreté à un niveau inférieur à celui d’ailleurs en Amérique et a empêché l’inégalité des revenus entre les 20 % les plus riches et les 20 % les plus pauvres. 40 ans.

Et sixièmement, depuis 25 ans, de Bernard Landry à Eric Girard, le gouvernement a progressivement réussi à se libérer du vieux carcan de la dette.

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Dans l’ensemble, notre taux de chômage est maintenant le plus bas de toutes les provinces du Canada et, bien calculé, notre niveau de vie a égalé celui de notre grande province voisine, l’Ontario.

Bien sûr, il reste encore beaucoup à faire. Nous devons faire face aux difficiles défis de la démographie, de l’environnement, de la santé, de l’éducation, de l’énergie, des inégalités, de l’harmonie interculturelle. Mais il faut absolument cesser de voir l’économie québécoise comme un « canard à la jambe cassée ». Grâce à la vision lancée par nos grands-parents baby-boomers et réalisée par leurs successeurs, nous sommes devenus une nation riche, égale et heureuse. Le prédécesseur de Laurent Ferreira à la présidence de la Banque Nationale, Michel Bélanger, ne savait pas si bien dire en 1995 lorsqu’il s’exclamait : Au Canada, c’est au Québec que ça bouge en ce moment. »

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