Nouvel accord politique sur le SCAF, projet d’avion de combat européen du futur

Prototype du futur SCAF au Bourget en juin 2019.

Après un an d’incertitude, la France et l’Allemagne ont finalement annoncé vendredi 18 novembre être parvenues à un nouvel accord pour lancer la prochaine phase de développement du futur avion de chasse européen de “sixième génération”. Le projet, baptisé “Future Air Combat System” (SCAF), est nécessaire pour achever, et d’ici 2040, un déménagement cohérent avec la construction d’un démonstrateur de Dassault Aviation et de l’Airbus Eurofighter Typhoon pour remplacer le Rafale français.

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L’Allemagne a ouvert le feu vendredi 18 novembre. “Accord trouvé entre industriels après d’intenses discussions”En fin de journée, le ministère de la Défense a annoncé cette information dans un communiqué. “L’accord politique sur le SCAF est un grand pas et surtout, dans le contexte international actuel, un signal important d’excellente coopération”L’Elysée a répondu dans le contexte, tout en notant que l’accord industriel auquel il doit s’en tenir n’est “conclure sur”.

Cette déclaration politique doit être entérinée par la signature d’un contrat en bonne et due forme entre les constructeurs, qui n’est pleinement réalisé qu’au paraphe définitif. “Nous pouvons confirmer que les discussions entre l’industrie et le gouvernement sur la prochaine phase du FCAS ont été couronnées de succès.”Ainsi indiquait de manière discrète Airbus, immédiatement après l’annonce à Berlin, quand, au nom de Dassault, a préféré s’abstenir de tout commentaire et ne pas diffuser de communiqué.

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Différences techniques profondes

Une situation directement liée aux enjeux très élevés de ce deal, alors que de profondes divergences techniques entre Dassault et Airbus dans la défense et l’aérospatiale, notamment sur le partage de la propriété intellectuelle des commandes de vol, ont longtemps entravé l’avancée du SCAF. De tous les acteurs de ce gigantesque projet industriel franco-allemand lancé en 2017, auquel l’Espagne a adhéré fin 2019, et dont le coût est estimé à plus de 100 milliards d’euros, Dassault est le groupe qui a le plus à perdre.

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Le SCAF n’est en fait pas seulement un avion, mais un système global composé de neuf “piliers technologiques” dont des drones. Cependant, même si l’avionneur français était lui-même le maître d’œuvre de l’avion, son concurrent Airbus, de par son expérience de l’Eurofighter et de ses avions commerciaux, a souhaité dès le départ participer à l’élaboration du système de commande. . Mais Dassault craint que le partage de certaines technologies ne lui soit fatal à terme et n’engloutisse l’entreprise familiale dans un immense consortium européen. Un spectacle que de nombreux observateurs ne peuvent complètement éviter.

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