Mercato – Aouar, Gouiri, Caqueret – Pourquoi Lyon ne vend plus aussi bien ses jeunes ?

Un trésor sacré. Depuis six ans ce sont 15 jeunes qui se forment à Lyon puis partent dans d’autres régions pour des sommes parfois élevées. En haut du tableau, la génération d’Alexandre Lacazette, vendu à prix d’or dans les plus grands clubs d’Europe, a contribué à promouvoir le savoir et l’expérience de l’académie. Le trio made in Tola-Vologe Lacazette – Tolisso – Umtiti a rapporté à lui seul 119 millions d’euros. A l’été 2019, l’OL a tout de même récolté 45 millions d’euros pour un trio beaucoup plus improbable : Willem Geubbels – Mouctar Diakhaby – Myziane Maolida.

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Si le défenseur central a signé une carrière très respectable à Valence, les carrières très lentes des deux attaquants rappellent que l’OL a aussi su utiliser la réputation de son centre de formation et vendre des joueurs loin d’être confirmés pour des sommes folles. “On forme les meilleurs joueurs à Lyon, donc il y a de la logiquenote Laurent Schmitt, agent sportif. Vendre au bon moment, en fonction du marché et ne savoir que plus tard. Globalement, 7 fois sur 10, les Lyonnais font du bon boulot avec leurs jeunes. Et je vous rappelle aussi que de toute façon un jeune vendu est toujours une bonne affaire, car il n’a pas coûté cher.

“C’est la panique générale à tous les étages de Lyon”

3 millions en deux ans et demi

Mais la veine est épuisée depuis un certain temps. L’OL reste un acteur majeur du mercato et remplit généreusement la colonne des départs. Mais les plus gros chèques sont encaissés pour des joueurs après l’entraînement (Tousart) venus à Lyon pour se révéler (Ndombele, Mendy, Bruno Guimaraes) ou relancer (Paqueta). Les produits Pure Training à Lyon se vendent moins et beaucoup moins cher.

Pendant deux ans et demi, l’OL n’a vendu qu’un seul homme parmi eux : Melvin Bardo, parti à Nice pour 3 millions d’euros. La source s’est tarie. A l’heure où Chelsea est prêt à miser gros voire très gros sur Malo Gusto, Lyon peut-il encore le faire avec ses jeunes sur le marché des transferts ? La première raison réside dans le déclin des talents. La génération de Lacazette, Umtiti, Tolisso, Ferri, Gonalons, Lopes, Grenier et Fekir (tous nés entre 1989 et 1994) reste la meilleure de l’histoire de l’Olympique Lyonnais et la relève n’est pas tout à fait du même calibre.

Umtiti, Tolisso, Lacazette, Fekir : les différents destins des anciens pépites de l’OL (montage : Quentin Guichard)

Crédit : Eurosport

Fekir, Gouiri, Aouar : le problème du timing

L’OL a aussi eu des problèmes de timing dans les ventes. Preuve en trois cas :

  • Nabil Fekir : Un an après avoir échoué à vendre à Liverpool pour 60 millions d’euros, ce qui aurait fait de lui le joueur le plus cher de l’histoire du club, Fekir rejoint le Betis pour 19,75 millions d’euros. La saison dernière, médiocre et criblée de déboires physiques, sa cote a fortement chuté.
  • Amine Gouiri : Vendu 7 M€ (+15% sur la plus-value potentielle) à l’été 2020, Gouiri vaut désormais trois à quatre fois plus, si l’on en croit Transfermarkt. Fermé à Lyon par l’arrivée de Karl Toko-Ekambi et Rudi Garcia ne croyant pas en ses capacités, le prometteur avant-centre est peut-être parti prématurément.
  • Houssem Aouar : Recherché de longue date par la Premier League (Manchester City, Arsenal), Aouar a vu son prix grimper fortement (entre 40 et 50 millions d’euros) après son parcours en Ligue des champions (2019/2020), où il brillait). Les exigences exorbitantes de l’OL en plein été Covid, quand Arsenal a fait une offre de 30 millions, l’ont condamné à rester. Depuis lors, Aouar n’est plus que l’ombre de lui-même et partira sans aucun doute à l’expiration de son contrat en juin après deux ans et demi très chargés.

OL, problème de niveau et de stratégie

Mais si la valeur d’Aouar a chuté, le joueur n’est pas le seul responsable. La réduction de l’OL depuis plusieurs saisons et l’absence de participation à la Ligue des champions à partir de 2020 réduit mécaniquement le pouvoir d’attraction et le prix des Lyonnais. Après une longue période d’argent investi dans le stade plutôt que dans la constitution d’effectifs, le recrutement frénétique de ces dernières années a forcément signifié moins de place pour les jeunes locaux. Et certains ont même décidé de ne pas passer pro à Lyon, même s’ils avaient le niveau.

Le capitaine de réserve Pierre Kalulu était emmené par Léo Dubois, Tete et Rafael à sa place. Incontesté aujourd’hui à l’AC Milan, il a quitté un club qui n’a jamais laissé partir ses meilleurs éléments sans contrat. Depuis, fragilisé par des résultats médiocres, Lyon est contraint de revenir à ses fondamentaux. L’été dernier, les prolongations de Maxence Caqueret et Rayan Cherki, Mohamed El Arouch, le héros de la victoire à Gambardella, et les retours de Tolisso et Lacazette au bercail ont relancé le projet “made in OL”.

Houssem Aouar, Malo Gusto, Amine Gouiri

Crédit : Quentin Guichard

Le déploiement de Castello Lukeb en défense centrale contribue à cette montée qui a deux objectifs : renouer le fil lâche avec les supporters et, surtout, créer une valeur marchande pour combler les trous financiers créés par les exercices ratés. Si Lyon s’appuie à nouveau sur ses jeunes, il faut s’attendre à une augmentation des ventes. Pourtant, ils devront tenter leur chance. La saison de Maxence Caqueret et les minutes de Cherki n’impressionneront pas vraiment l’Europe, car El Arouch songe déjà à partir. Reste l’affaire de Malo gušto. Puis-je amorcer la pompe moi-même ?

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21/01/2023 à 16h25

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