les limites du bouclier tarifaire sur le pouvoir d’achat des Français

A situation inédite, réponse inédite. Face à l’inflation galopante après la reprise économique post-Covid-19, puis au lendemain de la guerre en Ukraine, l’exécutif a mis en place des mesures drastiques pour éviter que les factures françaises n’augmentent : tarifs de bouclier, qui gèlent les prix du gaz et plafonnent les prix de l’électricité à 4 – 15% en 2023. % avant majoration – et remise à la pompe jusqu’à la fin de l’année. Cette réponse était-elle la plus appropriée en termes d’inégalités de revenus, mais aussi aux différents modes de vie et de consommation des Français ? Les mécanismes de gestion des chocs énergétiques devraient-ils être conçus différemment pour préserver l’accessibilité financière des ménages et la croissance ?

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C’est pour répondre à cette question que l’Institute of Public Policy (IPP), organisme de recherche indépendant, a choisi d’axer son étude budgétaire annuelle sur les chocs énergétiques, qui sera publiée le jeudi 17 novembre, et que le monde a pu consulter. Première conclusion des chercheurs : malgré les coûts faramineux pour les finances publiques (plus de 110 milliards entre 2021 et 2023, dont les chèques énergie exceptionnels), le bouclier tarifaire a été la pire solution à la crise.

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En limitant la hausse des prix de l’énergie, elle a contribué à maintenir l’inflation – dans le calcul de laquelle l’énergie joue un rôle majeur – en dessous de 6,5 %. En son absence, “Le taux d’inflation annuel serait de 7,5% en 2022 et de 6,4% en 2023”, notes d’étude. Ce faisant, le système a permis de limiter les chocs négatifs sur l’activité économique, générant une croissance supplémentaire du PIB de 1,7 point pour 2022, estiment les chercheurs. Dhal a également permis“Éviter un effet de spirale inflationniste, où l’inflation actuelle alimente l’inflation future, qui elle-même présente un risque supplémentaire de contagion à d’autres secteurs”explique le directeur de l’IPP, Antoine Bozio.

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“Une forte discrimination”

En revanche, indexer les salaires sur l’inflation, comme c’était le cas en France avant 1983 et comme le prétend la gauche, pénaliserait l’emploi et ne réduirait pas significativement les inégalités face à la crise, indique l’étude. “L’indexation ne réduit pas l’inflation, elle l’alimente”M. Bozio y croit, citant la fameuse boucle prix-salaire.

Cependant, la pente n’est pas exempte de limites. Elle peine ainsi à soutenir certaines des populations les plus touchées par le boom de l’énergie et des carburants. Certes, le choc énergétique touche plus fortement les ménages modestes, du fait du poids plus important des dépenses énergétiques dans leur budget : la hausse des prix de l’électricité est de 5,8 % par rapport au niveau de vie des 20 % les plus pauvres de la population française, contre seulement 3,1% pour les 20% les plus riches, calculs PPI effectués “Mais il existe de fortes disparités entre chaque niveau de revenu, selon le lieu de résidence, le mode de transport utilisé et le type de logement.”, le résumé de M. Bozzio. Ainsi, le poids de la hausse des prix de l’électricité sur le niveau de vie des résidents hors agglomération, ou dans les agglomérations de moins de 500 000 habitants, est supérieur de 1 point à celui du reste de la population. .

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