La France, un désert médical selon l’UFC-Que Choisir

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Une carte interactive éditée par l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir met en lumière l’accès déplorable aux praticiens en France, qu’ils soient généralistes, gynécologues, ophtalmologues ou pédiatres… Selon l’association, il faut réguler les établissements et surveiller leurs tarifs Pour que la fracture sanitaire ne s’aggrave pas dans les années à venir.

C’est une fracture sanitaire aux proportions alarmantes qui s’est installée en France, alerte l’UFC Que Choisir. Près d’un quart des Français (15,3 millions sur 67 millions) éprouvent des difficultés à consulter un médecin généraliste. En 2018, on estimait qu’entre 3,7 millions et 7,4 millions de Français vivaient dans des zones couvertes par des médecins généralistes, bien plus que le nombre avancé par le ministère de la Santé.

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Pour mener son étude, l’UFC-Que Choisir est passé par deux critères : l’éloignement géographique des médecins (accessibles en moins de 45 minutes par la route) et le prix pratiqué (payant ou non).

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Environ 4 Français sur 10 ont du mal à se rendre chez un ophtalmologiste, plus de la moitié des enfants ont du mal à se rendre chez un pédiatre, 4 femmes sur 10 ont du mal à se rendre chez un gynécologue. Et si vous essayez de consulter un spécialiste sans payer le supplément, c’est presque un parcours du combattant pour obtenir un rendez-vous. “, détails Maria Rubtsova, experte santé de l’UFC-Que Choisir.

Une fracture sanitaire qui est en réalité une fracture financière puisque le surcoût payé par les patients ne cesse de croître pour atteindre 3,5 milliards d’euros par an en 2021. Non seulement il y a déjà les deux tiers des gynécologues et ophtalmologistes qui les pratiquent, mais il y a aussi une part croissante de praticiens qui font payer les spécialistes, donc si rien n’est fait, les soins continueront à devenir de plus en plus inaccessibles financièrement. point de vue”, Souligne Maria Rubtsova.

L’UFC-Que Choisir est favorable aux mesures coercitives contre les médecins

L’association a donc créé une carte interactive pour illustrer ses découvertes. ” Nous avons aussi remarqué que les départements où les médecins sont les plus âgés sont aussi ceux où la concentration est la plus faible, ce qui signifie qu’en raison de la dynamique des départs à la retraite, la fracture géographique va s’accentuer dans les années à venir si nous ne faisons rien. » alerte l’Association pour la protection des consommateurs qui s’interroge sur les mesures financières, incitatives, notamment pour l’installation des médecins opérés par les pouvoirs publics depuis 15 ans. Il a recommandé que les médecins ne soient pas autorisés à s’installer dans les zones en sureffectif, “sauf” Si la situation l’exige », sans surcoût, fermant l’accès au secteur de la gratuité et supprimant les aides publiques aux médecins qui ne respectent pas les cotisations sociales.

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Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), actuellement à l’étude, dans le même esprit, prévoit une quatrième année de stage pour les jeunes docteurs avec des stages “prioritaires” en milieu défavorisé. Les étudiants en médecine qui se rassemblent depuis des semaines sont opposés à cela. Ils dénoncent l’injustice d’une telle démarche, dénonçant leurs conditions de travail et de formation déjà désastreuses et préjudiciables aux patients. Anaïs Werestchak, une jeune médecin de Clermont, alerte depuis la mi-octobre la population sur la situation via son compte Instagram.

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